Saviez-vous qu'environ un tiers des Belges de plus de 65 ans souffrent d'arthrose du genou ? Cette maladie dégénérative, qui touche le cartilage articulaire, peut considérablement impacter votre qualité de vie quotidienne. Face à la douleur persistante et aux limitations fonctionnelles, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur le moment opportun pour envisager une intervention chirurgicale. Chez Medic&Fit Center à Zaventem, nous accompagnons régulièrement des patients confrontés à ce dilemme thérapeutique, en proposant une expertise en rééducation post-opératoire et en traitement conservateur de l'arthrose.
L'arthrose du genou évolue progressivement selon cinq stades bien définis par la classification de Kellgren-Lawrence, reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 1961. Cette échelle débute au stade 0, correspondant à un genou parfaitement normal, et progresse jusqu'au stade 4, caractérisé par une perte quasi-complète du cartilage avec un espace articulaire considérablement réduit.
Les stades intermédiaires révèlent une dégradation progressive : le stade 1 montre une réduction faible du cartilage, le stade 2 présente des excroissances osseuses avec un cartilage encore suffisant, tandis que le stade 3 se distingue par un cartilage visiblement endommagé avec une diminution notable de l'espace articulaire. Il est essentiel de comprendre qu'il n'existe pas de corrélation parfaite entre les images radiologiques et les symptômes ressentis.
Certains patients présentant des radiographies inquiétantes peuvent vivre sans douleur significative, tandis que d'autres souffrent intensément malgré des images moins alarmantes. C'est pourquoi l'évaluation clinique prime toujours sur les seules données radiologiques dans la décision thérapeutique. La découverte fortuite d'une arthrose lors d'un examen d'imagerie ne justifie jamais, à elle seule, une intervention chirurgicale.
Avant d'envisager toute intervention chirurgicale pour votre arthrose du genou, un protocole de traitement médical optimal d'au moins trois mois doit être scrupuleusement suivi. Ce parcours thérapeutique débute généralement par la prescription d'anti-inflammatoires et d'antalgiques, associés à des séances régulières de kinésithérapie. La rééducation joue un rôle crucial en renforçant la musculature périarticulaire, en améliorant la mobilité et en diminuant les contraintes sur l'articulation.
Les infiltrations de corticoïdes constituent l'étape suivante lorsque les médicaments oraux s'avèrent insuffisants. Ces injections intra-articulaires permettent de réduire l'inflammation locale et d'obtenir un soulagement significatif, bien que temporaire. Pour les patients répondant favorablement, les injections d'acide hyaluronique représentent une alternative intéressante.
Le protocole standard comprend trois injections espacées d'une semaine, avec des effets bénéfiques pouvant persister entre 8 mois et un an (et un taux de satisfaction supérieur à 75% des patients à 180 jours). Les données cliniques montrent que plus de 86% des patients répondent favorablement selon les critères OMERACT-OARSI dès 60 jours, malgré les débats persistants dans la communauté scientifique. Toutefois, il convient de noter que selon les dernières analyses du Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique et une méta-analyse récente, l'efficacité clinique de ces injections ne montre pas toujours de bénéfice cliniquement pertinent par rapport au placebo.
À noter : La ménisectomie préventive, autrefois pratiquée largement, doit être évitée au maximum. Une ménisectomie totale entraîne en effet une arthrose symptomatique dans 50% des cas à 20 ans. Les chirurgiens privilégient désormais systématiquement la ménisectomie partielle pour préserver au maximum l'articulation et retarder l'évolution arthrosique.
L'échec du traitement médical se définit par plusieurs critères objectifs qui orientent vers une solution chirurgicale. La persistance des douleurs après trois mois de traitement optimal constitue le premier signal d'alarme, surtout lorsque cette douleur impacte significativement vos activités quotidiennes.
L'évaluation du retentissement fonctionnel devient alors primordiale : pouvez-vous encore monter les escaliers sans difficulté excessive ? La marche prolongée est-elle devenue impossible ? Votre sommeil est-il perturbé par les douleurs nocturnes ? Ces questions permettent d'objectiver l'impact réel de l'arthrose sur votre qualité de vie, indépendamment du stade radiologique observé.
Il est crucial de comprendre que le niveau de douleur ressenti et la perte de fonction orientent davantage la décision chirurgicale que les seules images radiologiques. Un patient au stade 3 peut parfaitement vivre avec son arthrose grâce aux traitements conservateurs, tandis qu'un autre au même stade nécessitera une intervention pour retrouver une vie normale.
La décision d'opérer une arthrose du genou repose sur une évaluation globale où les symptômes priment systématiquement sur l'imagerie. Le chirurgien évalue minutieusement l'impact de la pathologie sur votre qualité de vie quotidienne : capacité à travailler, à pratiquer vos loisirs, à maintenir votre autonomie. Pour justifier une prothèse totale, la présence d'un contact os contre os devient nécessaire, témoignant d'une usure cartilagineuse majeure. Les outils d'évaluation standardisés comme le score KOOS (avec un coefficient de corrélation intraclasse de 0,8 à 0,97 pour la douleur), le score WOMAC (montrant une réduction moyenne de 28,9 points à 60 jours post-opératoire) et le score IKDC (particulièrement performant pour l'évaluation fonctionnelle) permettent d'objectiver précisément l'évolution clinique.
La cohérence entre les douleurs ressenties et le pincement articulaire visible sur les radiographies constitue un autre critère fondamental. Une douleur localisée sur le compartiment interne du genou doit correspondre à une usure visible dans cette même zone pour envisager une intervention ciblée.
Plusieurs facteurs personnels influencent également la décision : votre âge, votre niveau d'activité physique, vos attentes postopératoires et votre état de santé général. Un patient de 50 ans sportif n'aura pas les mêmes indications qu'un octogénaire sédentaire, même avec des lésions radiologiques similaires.
Exemple concret : Madame Dubois, 62 ans, cadre commerciale à Bruxelles, présente une arthrose du compartiment interne au stade 3. Malgré 4 mois de kinésithérapie intensive (3 séances par semaine), des infiltrations de corticoïdes et d'acide hyaluronique, elle obtient un score KOOS douleur de 35/100 et un score WOMAC à 62 points. Sa marche est limitée à 500 mètres, elle ne peut plus accompagner ses clients sur les salons professionnels et doit s'arrêter tous les 3 étages dans les escaliers. L'évaluation globale, confirmée par les scores fonctionnels objectifs, justifie pleinement l'indication chirurgicale dans son cas, avec une prothèse unicompartimentale envisagée compte tenu de son âge et de son niveau d'activité professionnel.
Pour les patients jeunes présentant une arthrose unicompartimentale avec un ligament croisé antérieur intact, l'ostéotomie tibiale représente l'alternative de choix avant la prothèse. Cette technique chirurgicale consiste à réaligner l'axe du membre inférieur pour décharger le compartiment arthrosique et reporter les contraintes sur la partie saine du genou.
Les résultats de cette intervention sont particulièrement encourageants : selon les études canadiennes de référence, 95% des patients opérés évitent la pose d'une prothèse totale dans les cinq ans suivant l'intervention, et 79% conservent leur genou natif pendant au moins dix ans. Cette technique s'adresse préférentiellement aux patients actifs désirant maintenir un niveau sportif élevé.
L'ostéotomie présente néanmoins des contre-indications spécifiques : une arthrose latérale avancée (grades 3 et 4 selon Kellgren-Lawrence), des valeurs extrêmes d'indice de masse corporelle, ou une déformation trop importante du membre inférieur peuvent compromettre les résultats de cette intervention conservatrice.
La prothèse unicompartimentale s'adresse aux patients âgés de 50 à 70 ans présentant une arthrose limitée à un seul compartiment du genou (avec 37% des prothèses posées entre 60-70 ans et 24,3% avant 60 ans selon les dernières statistiques). Cette option moins invasive permet de ne remplacer que la partie usée de l'articulation, préservant ainsi les structures saines. Les critères de sélection restent stricts : un poids inférieur à 90 kg, l'absence de rupture du ligament croisé antérieur, et une déformation maximale de 5 degrés après correction. Les contre-indications absolues incluent également l'ostéoporose sévère (nécessitant une densitométrie osseuse préopératoire systématique chez la femme), la présence de chondrocalcinose articulaire ou une maladie inflammatoire type polyarthrite rhumatoïde.
La prothèse totale du genou devient nécessaire lorsque l'arthrose touche les trois compartiments de l'articulation. Aux Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, environ 450 arthroplasties du genou sont réalisées chaque année, témoignant de la fréquence et de la maîtrise de cette intervention en Belgique.
Les résultats à long terme sont remarquables : le taux de réussite dépasse généralement 90%, avec plus de 80% des implants qui fonctionnent encore parfaitement après 25 ans. Toutefois, il est important de noter que malgré ce taux de réussite élevé, 20% des patients restent insatisfaits après arthroplastie du genou, contre 80% de patients très satisfaits. Pour les patients jeunes, il faut anticiper que des révisions seront inévitables au cours de leur vie, ces chirurgies de reprise étant toujours plus lourdes, plus complexes et plus risquées, avec des résultats fonctionnels généralement inférieurs aux prothèses primaires. Le taux d'infection des arthroplasties primaires reste faible (0,5 à 2%), mais grimpe à 5% pour les révisions, avec des conséquences dramatiques : une mortalité à 5 ans supérieure à 20% en cas d'infection de prothèse selon une méta-analyse portant sur plus de 20.000 cas, et des coûts directs et indirects multipliés par 10.
Conseil important : Le risque infectieux, bien que faible, justifie une préparation minutieuse avant l'intervention. Un bilan dentaire complet, l'arrêt du tabac au moins 6 semaines avant l'opération, et le traitement de toute infection active (urinaire, cutanée) sont indispensables. Au Royaume-Uni, les révisions dues aux infections ont été multipliées par 7,5 depuis 2005, soulignant l'importance cruciale de la prévention. Les frais directs et indirects d'une infection de prothèse étant multipliés par 10, la prévention reste la stratégie la plus efficace.
La rééducation postopératoire, d'une durée de 2 à 3 mois, reste essentielle pour optimiser les résultats fonctionnels. Un suivi kinésithérapique intensif, à raison de trois séances hebdomadaires pendant 12 semaines, permet de retrouver une vie quotidienne normale en 6 à 8 semaines. Les objectifs avant la sortie d'hospitalisation incluent un verrouillage correct du genou, une flexion autour de 80-90°, et la capacité de marcher dans le couloir. L'anesthésie rachidienne associée à un bloc saphène maintenu 24 heures facilite la rééducation précoce et améliore significativement le confort postopératoire.
Face à l'arthrose du genou et aux questionnements sur la nécessité d'une intervention chirurgicale, l'accompagnement par des professionnels expérimentés devient primordial. Chez Medic&Fit Center à Zaventem, notre expertise en rééducation des pathologies orthopédiques nous permet d'accompagner les patients à chaque étape de leur parcours thérapeutique, qu'il s'agisse de maximiser l'efficacité des traitements conservateurs ou d'optimiser la récupération post-chirurgicale. Notre approche personnalisée, combinée à des équipements modernes de rééducation, vise à vous redonner mobilité et qualité de vie, en vous guidant vers les meilleures décisions thérapeutiques pour votre situation spécifique.